
Les professeurs André Pichette et Maxime Paré obtiennent des subventions totalisant 869 000$ pour évaluer l’impact de l’utilisation accrue des plastiques en milieu agricole.
Le programme Alliance du CRSNG octroie des fonds 600 000$ aux co-titulaires de ce projet, Jean Legault, Olivier Morissette, professeurs au Département des sciences fondamentales, et Maxime Boivin, professeur au Département des sciences humaines et sociales, pour travailler sur les phtalates en milieu agricole. Leurs travaux en laboratoire et sur le terrain permettront de quantifier le relargage de plus de dix phtalates dans les sols, mais également leur présence dans le maïs, le lait de vaches laitières, les eaux de surface et les poissons, exposés à ces pratiques agricoles.
Le ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), accordera 269 000$ à cette même équipe pour évaluer les effets du plastique agricole sur les sols et la croissance du maïs. L’un des volets de cette étude visera notamment à explorer le transfert potentiel des résidus plastiques vers les tissus végétaux et à analyser leurs effets sur les performances agronomiques du maïs.
L'agriculture moderne recourt de plus en plus aux plastiques pour accroître la rentabilité et les rendements, notamment dans les régions nordiques telles que le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces matériaux, souvent présentés comme biodégradables (paillis oxodégradables, enrobages d'engrais à libération lente), persistent pourtant plusieurs années dans les sols et se fragmentent en macro- et microplastiques.
Les analyses montrent que lors de leur dégradation, ces fragments libèrent des phtalates, qui sont connus comme des perturbateurs endocriniens, en plus d’altérer la disponibilité des éléments nutritifs et de perturber la dynamique microbiologique des sols. Cependant, des lacunes majeures persistent dans les connaissances sur la libération de ces plastiques dans l’environnement et leur potentielle toxicité.
Les travaux de l’équipe de recherche, étalés sur les quatre prochaines années, seront effectués en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) et l’Université Laval.
Les résultats de cette importante recherche serviront à émettre des recommandations concrètes et à identifier des alternatives durables pour limiter la pollution plastique en agriculture et ainsi protéger la biodiversité et la santé des sols sans compromettre la production.
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