
19 mars 2025
Les printemps de plus en plus chauds, conséquence du changement climatique en cours, se traduisent par une réactivation plus hâtive de la croissance des plantes. Or, une éclosion plus hâtive de feuilles risque d’exposer les végétaux aux gelés printanières. De tels dommages pourraient réduire la capacité des arbres à compléter leur croissance. Sergio Rossi, professeur en écologie forestière au Département des sciences fondamentales, fait partie d’une équipe de 15 scientifiques ayant examiné les relations entre les événements de gel, la réactivation de la croissance et la photosynthèse.
L’étude « Late spring frost delays tree spring phenology by reducing phosynthetic productivity », issue d’une collaboration entre la Chine, la France, l’Espagne et le Canada, a analysé des observations phénologiques récoltées depuis 1950 sur 870 espèces de plantes à travers l’hémisphère boréal. Des épisodes des gelées printanières entraîneraient des répercussions durant deux années successives en modifiant la production de photosynthèse et la croissance. Les dommages du gel réduisent la capacité des végétaux à séquestrer le carbone de l’atmosphère, un processus essentiel pour la lutte aux changements climatiques. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature Climate Change.
Sergio Rossi, ingénieur forestier et spécialiste de l’écophysiologie des arbres, est un pionnier des études sur la croissance des écosystèmes forestiers. Avec ses projets en écologie, il contribue à la valorisation de la ressource forestière dans un contexte de changement climatique.
Liens de l'article original : https://www.uqac.ca/uqactualites/2025/03/19/sergio-rossi-cosigne-un-article-dans-nature-climate-change/